mercredi 15 avril 2026

Photos historiques de la Station.

 1 - Le remontage du chalet vers 1975.

                                       

2 - Lucien, le créateur de la Station, au baguage


 3 - Sigfried Schabert ( décédé) studieux.


 4 - Démaillage


 5 - Robert Fohr mesure une aile d'hirondelle


 6 - Déchargement des hirondelles


7  - Et dans les caisses.........les hirondelles 


8 - Baguage à l'ombre


 9 - Fête de fin de camp


 10 - groupe "les anciens"


 

 

Le nourrissage hiverna

 

Article paru dans : Ornithomedia du 31 janvier 2026

Le nourrissage hivernal des passereaux ne les rendrait pas dépendants à cet apport alimentaire supplémentaire

Alors que la neige tombe actuellement dans une grande partie du nord de la France, une expérience menée en Amérique du Nord sur des Mésanges à tête noire a montré que ces passereaux ne dépendaient pas des aliments mis à leur disposition.

 05/01/2026 | Non soumis au comité de lecture

Le nourrissage hivernal des passereaux ne les rendrait pas dépendants à cet apport alimentaire supplémentaire 

Mésange à tête noire (Poecile atricapillus) se nourrissant à une mangeoire posée dans le comté de Saint-Louis dans le Minnesota (États-Unis) en décembre 2024.
Photographie : Courtney Celley (USFWS) / Wikimedia Commons

Chaque hiver, et même au-delà de cette saison, des centaines de millions de personnes à travers le monde nourrissent les oiseaux dans leur jardin (lire Comment nourrir les oiseaux l’hiver ?) et sur leur balcon (lire Nourrir les oiseaux sur son balcon en hiver) en leur distribuant des aliments placés dans des mangeoires, créant un marché de plusieurs milliards d’euros. Toutefois, ce passe-temps populaire, particulièrement utile en cas de période de gel ou de neige prolongée en augmentant le taux de survie hivernal, suscite chez certains des inquiétudes concernant une dépendance possible des oiseaux à l’égard de la nourriture fournie. En outre, l’ampleur et la fréquence de ce nourrissage  peuvent avoir des conséquences imprévues sur les populations aviaires, comme la transmission de maladies (lire Nourrir les oiseaux : limiter les risques de salmonellose), la modification de la composition des communautés d’oiseaux, favorisant certaines espèces au détriment d’autres (lire Comment ne pas trop défavoriser les Mésanges nonnette et boréale lorsque l’on nourrit les oiseaux ?) et le changement des comportements migratoires (lire Divergences phénotypiques chez la Fauvette à tête noire liées aux activités humaines). Cet apport entraînerait même des changements dans la structure du bec des oiseaux.

Dans une étude récente publiée dans le Journal of Avian Biology, des chercheurs de l’Université d’État de l’Oregon (États-Unis) ont présenté les résultats de l’étude des habitudes de la fréquentation de 21 mangeoires par 67 Mésanges à tête noire (Poecile atricapillus) équipées de puces (radio-étiquettes) RFID (permettant une identification par radiofréquence) et soumises ou non à une ablation expérimentale (légère ou sévère) des rémiges primaires (qui repousseront lors de la prochaine mue) pour modifier le coût énergétique de leur vol. Les mangeoires étaient réparties sur 3,2 kilomètres, remplies de graines de tournesol et équipées de lecteurs de puces pour comptabiliser les visites des oiseaux marqués.

Les auteurs ont choisi la Mésange à tête noire car c’est un petit passereau répandu en Amérique du Nord,  qui fréquente les mangeoires en hiver dans l’ensemble de son aire de répartition, et dont les besoins énergétiques quotidiens sont élevés. Elle ne consomme généralement qu’une seule graine à chaque visite, ce qui permet de mesurer précisément sa fréquence de fréquentation des mangeoires.

Ils ont constaté que les individus dont les rémiges primaires avaient été coupées, dont les coûts énergétiques du vol ont donc été accrus, n’avaient pas augmenté leur fréquence de visite aux mangeoires. Au contraire, ils ont même réduit leur fréquentation pendant quelques semaines, probablement pour limiter leur exposition aux prédateurs, et quand leurs plumes ont repoussé, ils ont visité les mangeoires à des niveaux similaires à ceux des témoins (dont les plumes n’avaient pas été coupées). Les chercheurs ont aussi examiné les nombres de visites aux mangeoires et de mangeoires utilisées et les moments des visites, et ils ont constaté qu’il avait peu de différences entre les Mésanges à tête noire dont les plumes avaient été coupées et les témoins. 

Le fait que les Mésanges à tête noire dont les rémiges primaires avaient été coupées plus ou moins sévèrement fréquentaient moins les mangeoires que les oiseaux intacts suggère que la nourriture présente dans leur environnement, comme les graines, les baies et les petits invertébrés, était suffisante pour compenser l’augmentation du coût énergétique de leur vol et leur avait permis de réduire leur utilisation des mangeoires. Ces oiseaux n’ont donc  augmenté ni leur fréquence de visite des mangeoires ni leur dépendance à l’alimentation complémentaire pendant une période où pourtant cela leur aurait été très utile.  

Ces résultats sont cohérents avec ceux d’une expérience également menée sur des Mésanges à tête noire il y a près de 30 ans et qui n’avait révélé aucune diminution de leur taux de survie apparent après la suppression de mangeoires qui étaient en place depuis 25 ans, suggérant que le nourrissage hivernal n’induisait pas de dépendance.

Il convient toutefois de se demander si les résultats obtenus pour la Mésange à tête noire en Oregon peuvent être généralisés à d’autres espèces dans d’autres parties du monde et dans des habitats différents, aux ressources alimentaires plus ou moins riches.

mardi 14 avril 2026

Historiquede la S.O.M.

 

Petit historique de la Station Ornithologique de Munchhausen.

1969-1970 Alfred Schierer fait découvrir le site du delta de la Sauer à Lucien Schmitter.

De 1971 à 1975 le baguage est assuré par Lucien Schmitter accompagné de son épouse et d’amis aides-bagueurs. Cela se passe tout d’abord sur le terrain avec un hébergement dans une salle de la mairie puis sous la tente. Des camps de baguage ont alors surtout lieu en hiver avec l’aide de Bernard Schmitt et Philippe Van Dick.

Puis Lucien achète, en pièces détachées, (avec l’aide d’une association de Soufflenheim) le chalet que l’on connait actuellement. Sur des photos anciennes on voit sa reconstruction et on y reconnait le regretté Léon Dupont (futur adjoint de sa commune) de Munchhausen. Ont également participé à la reconstruction Lucien Gerber, Alphonse Klein et Charly Riehl.

Autour de l’année 1975 est créée une association nommée Station Ornithologique de Munchhausen Lucien Schmitter est alors entouré d’une équipe comprenant entre-autre Lucien Gerber de Munchhausen ainsi que de 3 autres bagueurs (Robert Fohr, Jean Claude Gless (tous les 2 enseignants à Drusenheim), et Daniel Wagner. Y sont également associés les frères Schabert (Guido, Freddy et Siefried). Ont également participé Schmitt Bernard, Carteron Sébastien, Chantelot Daniel et le couple Woehrling.


                                                              Photos des années 1970.

Parmi les tout premiers participants on reconnait le regretté Henri Jenn, François Steimer et Yves Muller (pour les plus connus dans notre région).

Daniel Wagner fera venir des aides-bagueurs de son village, Drusenheim, dont Amain Lameger. Ce dernier passera la certification en même temps que Paul Koenig à Bouligny en 1989. Puis un 3ème bagueur sera attaché à la Station, Samtmann sébastien mais disparaitra aussitôt. Arrivera ensuite Constant Hof qui sera certifié vers 2000. Il quittera la Station vers l’an 2010.



Depuis 3 ans Lucien Schmitter a passé le relais de la présidence à Paul Koenig et sa mauvaise santé ne lui permet plus, malheureusement, de venir baguer avec son équipe.

Actuellement la S.O.M. ne tourne qu’avec un seul bagueur, Koenig Paul. Il faut associer les aides-bagueurs qui sont essentiels au bon fonctionnement de la S.O.M., Depauw Sabine, Heck Jean Martin, Keller Arthur, Marllard Marie, Merck Frédéique, Monticolo Julien, Perrayon Aurore et bien d’autres encore qui m’excuseront de ne pas les avoir cités.

Koenig Paul 2026