La nuit
nos rêves sont constellés de chants d’oiseaux
Qui le
jour se changent en voix de Paul Bono ou Beth Hart.
Ces dernières années, pour l’étude sur les fauvettes
paludicoles et terrestres, nous avons choisi des espèces cibles pour nos
captures. Ces espèces ont fait l’objet d’une repasse (appel par leur chant).
Les espèces en
question sont :
Le
Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus)
La
Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus)
La
fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla)
La
Fauvette des jardins (Sylvia borin)
La
Fauvette grisette (Sylvia communis)
Depuis des années nous nous rendons
compte de la régression des populations aviennes. Mais il ne suffit pas de le
dire, encore faut-il le prouver factuellement. C’est en ciblant ces dernières
espèces que nous essayons de le faire. Un suivi de ces 5 espèces a été instauré
durablement à Munchhausen depuis bientôt 35 années au travers de divers
protocoles tels que le « suivi Europe-Afrique », les protocole PHENO
et SUIVI du C.R.B.P.O. (Centre de Recherches par le Baguage sur les Populations
d’Oiseaux).
Nous avons extrait 5 années des
derniers suivis qui se ressemblent en périodicité (baguage au même moment de
l’année) afin que les résultats soient fiables. Il s’agit des années 2019 puis
de 2022 à 2026. Il faut signaler que 2025 a été malheureusement extrêmement
perturbé par des conditions météorologiques désastreuses nous ayant amené à
laisser les filets fermés durant 5 jours consécutifs et les autres perturbés
par des pluies inhabituelles. Néanmoins nous vous livrons ci-dessous les
résultats avec un début d’analyse de la situation.
Le Phragmite des joncs.


Cette espèce est extrêmement rare et ne niche pas chez nous.
Néanmoins Munchhausen est un des 2 seuls connus en Alsace (avec la Petite
Camargue Alsacienne). Il est donc nécessaire de la garder parmi nos espèces
cibles.
Comme le montre le graphique 1 le Phragmite des joncs est en
baisse dans nos captures surtout si nous prenons en compte les années antérieures.
Par rapport aux années 2000 l’espèce a diminué d’environ 75 % au passage.
La Rousserolle effarvatte.

Au cours de ces 35 dernières années la Rousserolle effarvatte est
certainement l’espèce la plus capturée. La tendance actuelle est également à la
baisse. Il faut dire qu’elle souffre énormément de la perte de son habitat
principal que sont les étendues de phragmites. Nous voyons bien que les
roselières disparaissent et donc il y a de moins en moins de couples nicheurs.
Munchhausen a perdu quasiment 80% de sa population. Il est alors normal que
nous en capturions de moins en moins.
Mais elle reste tout de même bien placée dans nos captures avec un
total de 26% en 2026. Néanmoins nous avons connu des années meilleures et il nous
semble que nous pourrions avancer notre programme SEJOUR d’une semaine au mois
d’août. Nous pourrions l’an prochain baguer du 15 au 31 août pour cette étude
et cibler encore mieux la Rousserolle effarvatte.
La Fauvette à tête noire.

C’est l’espèce la plus capturée lorsque les sessions se font plus
tardivement en automne. Par exemple en 2026 nous avons bagué du 25 août au 5
septembre et elle arrive en tête des prises

Par contre l’étude met les fauvettes
paludicoles en tête et donc il serait nécessaire de commencer à baguer plus
tôt.
Néanmoins il semble que l’espèce ne
se porte pas trop mal vu les observations de terrain en période de reproduction.
Espérons que ce n’est pas dû au fait de baguer plus tard en 2026. L’année 2025
ne peut pas véritablement être prise en compte car les conditions
météorologiques étaient désastreuses au moment de la session SEJOUR. Alors 2026
n’était-ce qu’une illusion ?
La Fauvette des jardins.

L’espèce semble également se porter
bien mais cela peut être une illusion d’optique vu le faible nombre d’individus
que nous capturons
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2019
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2022
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2023
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2024
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2025
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2026
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12
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2
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22
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17
|
3
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18
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La Fauvette grisette.


Idem que pour la précédente malgré que la tangente médiane semble montrer
une baisse que nous remarquons également sur le terrain au moment de la reproduction.
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2019
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2022
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2023
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2024
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2025
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2026
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10
|
3
|
9
|
0
|
1
|
10
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EN CONCLUSION
Redéfinir la période du suivi en fonction de l’évolution des
populations et de leur migration et donc d’avancer les captures d’au moins une
semaine. On ciblerait ces mêmes 5 espèces durant la seconde moitié du mois
d’août.
Paul KOENIG
avec l’aide des 17 aide-bagueurs
présents en 2026 mais aussi les nombreux autres des années précédentes.