jeudi 31 mars 2016

Voyage record d’une jeune Rousserolle effarvatte.

La Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus) est une migratrice transsaharienne.
La roselière est son milieu naturel de reproduction. Des cas de nidification sont également connus dans d’autres types de végétation des milieux plus ou moins humides comme les fossés ou les friches agricoles.
Elle est présente comme nicheuse partout Europe occidentale, de l’Angleterre à la Russie, ainsi que du sud de la Finlande à la Méditerranée. La migration post nuptiale présente un pic du 25 août au 25 septembre mais des oiseaux retardataires sont encore repris en octobre. Elle hiverne en Afrique (du sud du Sahara et jusqu’à la Zambie) (INPN).
A la station ornithologique de Munchhausen (SOM) nous capturons tous les automnes plusieurs centaines voire milliers d’oiseaux de cette espèce. Le 25/9/2015 à 9h45 nous avons bagué une jeune rousserolle effarvatte qui a été contrôlée le 27/9/2015 à 12h00 à 47- Lot et Garonne Villeton lieudit La Mazière
Cette espèce est connue dans le milieu des bagueurs comme pouvant, certaines nuits, effectuer des trajets d’environ 400 kilomètres. Mais ces performances ne se répètent pourtant pas toutes les nuits et les oiseaux ont en général besoin de 2 à 3 jours de récupération et de recharge des « batteries » en se nourrissant lors de « haltes migratoires » bien connues. Cet oiseau a donc battu un véritable record en effectuant en 2 nuits et jours 786 kilomètres. L’axe migratoire dans notre pays se fait bien du nord-est vers le sud-ouest et ces oiseaux passent alors par l’Espagne et Gibraltar pour se rendre en Afrique de l’ouest.
A signaler l’heureux hasard que cette réserve de la Mazière est jumelée depuis les années 1990 avec la SOM.

Photo : S.O.M. – Dessin : P. Koenig

Réf. :  INPN. Inventaire National du Patrimoine Naturel

https://inpn.mnhn.fr/docs/cahab/fiches/Rousserolle-effarvatte




mercredi 23 mars 2016

Les captures incidentes et remarquables.


Au cours de ces dernières années nous avons eu la chance parfois de capturer un oiseau auquel nous ne pensions pas. Ces captures ont lieu au cours de nos différentes études SPOL, PHENO, etc….

Ces captures sont toujours intéressantes dans la mesure où elles peuvent doper les personnes présentes et parfois même faire monter l’adrénaline avec des cris de joie et puis de la fierté. Tout ceci n’est pas très scientifique mais est pourtant utile pour que les personnes concernées continuent à éprouver de l’intérêt au baguage.
Pourtant parfois ces captures montrent que certaines espèces passent dans notre région alors qu’on n’y pense pas ou que certaines espèces passent en nombre relativement important et pourtant les ornithologues même avertis ne le soupçonnent pas.

Voici quelques-unes de ces captures.

2009
Blongios nain (Ixobrychus minutus) 1 individu capturé le 4/08/2009
Marouette ponctuée (Porzana porzana) 3 individus les 16, 27/07 et 14/08/2009.
Marouette ponctuée
2010
Coucou gris (Cuculus canorus) 1 individu capturé le 13/08/2010
Pic épeichette (Dendrocopos minutus) 1 individu le 15/08/2010

2011
Rousserolle des buissons (Acrocephalus dumetorum) 1 individu capturé le 26/07/2011
Merle à plastron (Turdus torquatus) 1 juvénile le 15/07/2001
Pouillot siffleur (Phylloscopus sibilatrix) 1 adulte le 22/04/2011
Epervier d’Europe (Accipiter nisus) 1 mâle adulte le 9/12/2011
Epervier d'Europe
2012
Locustelle luscinioïde (Locustella luscinioides) 1 individu le 18/08/2012
Buse variable (Buteo buteo) 1 individu le même jour.

2013
Faucon hobereau (Falco subbuteo) le 1 juvénile capturé le 27/08/2013
Faucon hobereau
Hypolaïs polyglotte (Hippolais polyglotta) 1 juvénile le 03/09/2013

2014
Loriot d’Europe (Oriolus oriolus) 1 individu capturé le 27/07/2014
Loriot d'Europe

2015
Locustelle luscinioïde (Locustella luscinioides) 2 individus capturés les 28/08 et 09/09/2015
Fauvette épervière (Sylvia nisoria) 1 juvénile capturé le 13/08/2015
Fauvette épervière

Nous espérons que toutes ces captures vous donneront envie de venir découvrir les activités de la station ornithologique. Nous serons contents de vous y accueillir et de vous montrer notre travail.

mardi 15 mars 2016

SPOL mars 2016


Cette fin de l’hiver, dans le Delta de la Sauer, a été pénible pour nous. En effet nous n’avons pas pu baguer du tout en février à cause du niveau de l’eau qui recouvrait quasi entièrement notre zone d’étude du SPOL.
Nous avons donc du attendre la session de mars pour reprendre notre activité et réussir à effectuer une session complète.
Celle-ci a été décevante d’un point de vue du nombre d’oiseaux à baguer proportionnellement à la « main d’œuvre » disponible. Nous avons effectué 26 captures dont 13 primo-captures et 13 contrôles. En voici le tableau :
Code
Espèce
Baguage
Contrôles
PARMAJ
Mésange charbonnière
5
3
TURPHI
Grive musicienne
3

EMBSCH
Bruant des roseaux
1

FRICOE
Pinson des arbres
1

PARCAE
Mésange bleue
1
1
REGIGN
Roitelet triple-bandeau
1
1
TROTRO
Troglodyte mignon
1
2
AEGCAU
Mésange à longue queue

3
ERIRUB
Rougegorge familier

2
CERYLA
Grimpereau brachydactyle

1

Totaux
13
13


En comparaison le SPOL du mois de mars 2015 aura été à peine plus important avec 35 captures dont 13 primo-captures et 19 contrôles. On voit là que les mois de mars se ressemblent.

samedi 27 février 2016

Le Bruant striolé (Emberiza striolata)



Bruant striolé mâle   (Photo P.Koenig)
Si vous avez la chance d’aller en vacances au Maroc ou ailleurs au nord de l’Afrique vous aurez certainement l’occasion d’observer cette espèce qui fréquente les villes quasiment comme les rougequeues ou les moineaux.

Le Bruant striolé (Emberiza striolata) est une espèce de passereaux appartenant à la famille des Emberizidae. La tête, le cou et le haut de la poitrine sont gris, les parties inférieures rousses et les ailes roux vif . Contrairement à beaucoup d’autres espèces de bruant il n’y a pas de blanc aux rectrices externes. Les parotiques sont mouchetées de noirâtre. Les mâles ont des motifs plus marqués sur la tête. La femelle est peu différente mais globalement plus terne, avec la tête et la poitrine d'un gris plus brun, la face porte des motifs moins évidents que ceux du mâle et la poitrine est recouverte de fines stries. Le bec est gris-corne.
Bruant striolé femelle (Photo P.Koenig)


L’espèce est présente de l’Afrique du nord à l’Inde à l’est. Elle est également présente aux îles Canaries. La reproduction a lieu de mars à août et l’espèce est alors communes dans les villes et villages où elle installe son nid dans les toits des habitations. Au Maroc elle est présente dans tous les riads. Plus vers l’est l’espèce est plutôt présente dans les oueds. L’espèce est granivore mais elle consomme également des invertébrés au cours de la reproduction.  

samedi 13 février 2016

Premiers résultats du SPOL de Munchhausen.

Débuté en avril 2014 le SPOL de Munchhausen concerne 6 espèces d’oiseaux communs. Il s’agit de : Merle noir (Turdus merula), Grive musicienne (Turdus philomelos), Rougegorge familier (Erithacus rubecula), Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus), Accenteur mouchet (Prunella modularis) et Mésange charbonnière (Parus major). Les 5 premières espèces ont été choisies car elles montrent d’inquiétantes tendances à une forte diminution tant sur la zone d’étude qu’au niveau européen. Quant à la Mésange charbonnière elle figure sur cette liste à cause d’une maladie apparue ces dernières années, la Poxvirose, par laquelle l’espèce est très fortement touchée (GOURLAY, 2013). Cette maladie provoque une mortalité importante chez les oiseaux mais n’est apparemment pas transmissible à l’homme.
Parmi ces 5 espèces les 3 dernières montrent une inquiétante baisse aussi bien au niveau des populations européennes que locales. Les 18 premiers mois de baguage (avec 2 saisons de reproduction et 2 automnes) nous confirment malheureusement déjà cet état de fait. Il nous reste donc à surveiller ces populations au cours des 5 années à venir. Pour ce qui est de la Mésange charbonnière nous n’avons pas constaté de présence d’individus atteints par la Poxvirose sur la réserve.
La condition principale pour qu’une espèce soit représentative dans ce genre d’étude est qu’on capture 10 individus en période de reproduction et 10 individus en hiver. Ceci n’est pourtant pas une condition entièrement rigide et le nombre d’individus capturés peut être inférieur certaines années à certaines périodes. Il est vrai que si durant 2 années on ne capture pas suffisamment d’oiseaux d’une espèce incluse dans le SPOL il est peut être nécessaire d’abandonner le suivi de l’espèce et de faire une demande pour la remplacer par une autre ou non selon les captures des différentes espèces que l’on fait. Nous avons par exemple une espèce qui aurait pu être intégrée dans ce SPOL et qui est le Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) qui, lui aussi, voit décliner ses populations.

Bruant des roseaux (E. schoeniclus)
Le Bruant des roseaux pose un problème. L’espèce est nicheuse dans quasiment toutes les roselières de la réserve (bien qu’en forte baisse) mais pas sur la zone de capture. Il faut donc évaluer ses populations grâce aux chanteurs et aux observations faites au cours de l’hiver. Nous savons qu’en cette dernière période l’espèce est rare (en général seuls 3 à 5 individus observés).


Photo M.Meister
Rougegorge familier (E. rubecula)
C’est l’espèce la mieux représentée et les captures sont très intéressantes quoi que limite dans les périodes de reproduction et la saison strictement hivernale.


Photo RK
 
Mésange charbonnière (P. major)
La Mésange charbonnière restera dans cette étude car nous ne sommes pas encore débarrassés de la Poxvirose qui pourrait apparaître à tout moment.

Accenteur mouchet (P. modularis)
L’Accenteur mouchet est peu capturé durant les 2 périodes de référence. L’espèce est plutôt capturée au mois de septembre et octobre. Mais la forte baisse des effectifs constatée plaide en faveur du maintien de celle-ci dans l’étude.


 
Merle noir (T. merula)
Le Merle noir est l’espèce qui colle parfaitement dans cette étude quoi que le nombre de captures soit limite. Mais lorsqu’on prend en compte les contrôles (qui ne sont pas représentés sur ce graphique) nous dépassons les 10 individus recommandés.


Photo M.Muller
 
Grive musicienne (T. philomelos)
La Grive musicienne est plutôt capturée au moment des migrations (mars et septembre) mais les captures de nicheurs en avril et mai plaident pour la continuité de recherche la concernant.
Pour l’instant nous maintenons toutes les espèces dans cette étude mais nous pourrions à tout moment en enlever le Bruant des roseaux et éventuellement le remplacer par le Troglodyte.
L’équipe du SPOL.

dimanche 24 janvier 2016

SPOL Janvier 2016

Voici les résultats de nos captures (baguages et contrôles) de ce premier SPOL de l’année 2016 qui s’est déroulé sous de bonnes conditions météo malgré le froid du vendredi soir.

Code
Espèce
Baguage
Contrôles
AEGCAU Mésange à longue queue
7
7
EMBCIT Bruant jaune
7

TURPIL Grive litorne
7

PARMAJ Mésange charbonnière
3
1
TROTRO Troglodyte mignon
3

CERYLA Grimpereau brachydactyle
1

ERIRUB Rougegorge familier
1
6
GARGLA Geai des chênes
1

PARCAE Mésange bleue
1
2
PARMON Mésange boréale
1

PASMON Moineau friquet
1

PRUMOD Accenteur mouchet
1

TURILI Grive mauvis
1

PAPALU Mésange nonnette

1
TURMER Merle noir

3
SITEUR Sittelle torchepot

1

totaux
35
21

A noter les captures de grives au dortoir (500 litornes avaient été observées dans le Grosswoerth en début de semaine).
Il est parfois utile de recourir à des clés afin de déterminer l’espèce capturée (ci-après exemple de feuille avec les clés pour les grimpereaux)


Mésanges à longue queue : rester ensemble pour passer l’hiver


En automne et en hiver, des troupes remuantes de Mésanges à longue queue parcourent nos parcs et nos jardins.
Photographie : Tony Hisgett
En automne et en hiver, les mésanges forment des troupes monospécifiques ou mixtes afin d'augmenter leurs chances de trouver de la nourriture et de repérer les prédateurs. Ces rassemblements sont appelés des "rondes" (lire Les rondes d'oiseaux). D’autres passereaux, comme les roitelets, les sittelles et les grimpereaux, peuvent les rejoindre.
La Mésange à longue queue (Aegithalos caudatus) fait partie de la famille des aegithalidés et non pas des paridés comme les autres mésanges. Elle est très petite (13 à 15 cm de long, dont 7 à 9 cm pour la queue). Son dos est noir avec une teinte lie-de-vin ou brun-rouge aux épaules, et son ventre est blanc. Chez les oiseaux ouest-européens (A. c. europaeus), une bande noire est visible du front à la nuque passant au-dessus de l'œil (lire Identifier les oiseaux du jardin en hiver). Chez les oiseaux nordiques (A. c. caudatus), la tête est entièrement blanche (lire Les Mésanges à longue queue nordiques : attention aux pièges !).
C’est la "mésange" la plus sociable : elle niche de façon coopérative et forme en automne et en hiver des troupes vives et peu farouches pouvant dépasser les 20 individus, facilement repérables par leurs cris fins, doux et bourdonnants : "sri-sri-sri" et "zerr".
Les Mésanges à longue queue mangent essentiellement des insectes, explorant les branches et le feuillage. Elles recherchent les zones les moins venteuses et les plus riches en invertébrés, surtout les haies, les jardins et les bois. Les zones cultivées et buissonneuses sont beaucoup moins attractives. Elles visitent assez rarement les mangeoires. Elles se déplacent ensemble, dans la même direction.
Les troupes sont souvent monospécifiques, mais elles peuvent rejoindre d'autres espèces de mésanges. Elles sont généralement composées d'un couple et de leurs jeunes, mais des adultes ayant aidé les petits durant la saison de reproduction les rejoignent souvent. Dès la fin de l'hiver, les mâles d'une troupe donnée se rapprochent des femelles des troupes voisines. Dans le cadre de la réalisation d'un atlas dans les comtés de Cheshire et de Wirral (Grande-Bretagne), les ornithologues ont constaté que 30 % des troupes étaient composées de plus de dix oiseaux et 2 % de plus de 20. Le 17 février 2001, deux groupes totalisant 55 oiseaux rejoignant leurs dortoirs séparés de 100 mètres ont été capturées dans un filet. Durant l'hiver1981-1982, à Wytham Wood près d'Oxford (Grande-Bretagne), la taille de 15 troupes variait entre 6 et 17 oiseaux, avec une moyenne de 10,6. Durant l’hiver 1982-1982, la taille de 21 troupes variait entre six et 14 oiseaux, avec une moyenne de 8,8. Dans une forêt mixte de l'île de Honshu au Japon, la taille de 243 troupes observées durant trois hivers (1965-1968) était comprise entre 3 et 15 oiseaux (7,6 individus en moyenne).
Les troupes sont très territoriales, leur domaine couvrant en moyenne 20 hectares, les plus grandes défendant les plus grands domaines. À Wytham Wood, la surface moyenne (15 troupes) des territoires était de 25 hectares durant l’hiver 1981-1982 et de 17 hectares (21 territoires) l’hiver suivant. Sur Honshu, le cœur de leur territoire, où se déroulait 80 % de l’activité des oiseaux (nourriture, baignade dans l'eau et la neige), avait généralement une forme ovale et s'étirait sur 200 mètres dans sa plus grande longueur, et elles effectuaient des déplacements à partir de ce secteur de base, au cours desquels la stabilité sociale du groupe est renforcée. Quand deux troupes se rencontrent, des affrontements peuvent éclater. 
La composition des groupes reste constante entre deux saisons de reproduction, les échanges d'individus étant très rares. La taille des troupes et la superficie du territoire hivernal influencent la répartition printanière des couples nicheurs.
Les Mésanges à longue queue dorment ensemble, souvent dans un buisson épineux dense et non pas dans une cavité. Elles se serrent les unes contre les autres (lire Comment les oiseaux supportent-ils les nuits d'hiver et comment les aider ?), ce qui explique peut-être également la nécessité de constituer des troupes hivernales. Les oiseaux cherchent à se placer au milieu du dortoir pour profiter de la chaleur de leurs congénères, mais la position des individus n'est pas fixe, les dominants ayant tout de même tendance à occuper les meilleures places. Les hivers rudes sont très meurtriers pour cette petite espèce qui ne pèse que 6 à 8 grammes et dont la température du corps est de plus de 40 °C : après l'hiver 1962-1963, l'espèce avait ainsi presque disparu de Wytham Wood. Elles peuvent tout de même survivre à une température nocturne de -20°C, grâce à leurs plumes très isolantes. Grâce à la succession d'hivers doux qu’à connu l’Europe au cours des dernières années, les effectifs de l'espèce ont augmenté.
Sources
  • N. W. Glen et C. M. Perrins (1988). Co-operative breeding by Long-tailed Tits. British Birds. Volume 81. Pages 630-641.. https://britishbirds.co.uk
  • Tony and Margaret Hayter. Long-tailed Tit (Aegithalos caudatus). Birds in Cheshire and Wirral. www.cheshireandwirralbirdatlas.org/species/long-tailed-tit-wintering.htm
  • Nakamura Toru (1969). Structure of flock range in the Long-tailed Tit:1. Winter flock, its home range and territory. Journal of the Yamashina Institute for Ornithology. Volume 5(5). Pages : 433-461. http://ci.nii.ac.jp/naid/130003572995/

Ornithomedia.com paru en octobre 2015

dimanche 17 janvier 2016

Virus Usutu : première détection en France chez des merles retrouvés morts

Les virus transmis par les moustiques deviennent une menace croissante en Europe occidentale, et la France n’est pas épargnée. Étroitement lié au virus West-Nile qui sévit actuellement en Camargue, le virus Usutu vient d’être isolé pour la première fois sur le territoire français, chez des merles retrouvés morts dans le Haut-Rhin. Une première alerte avait eu lieu en 2009-2010, chez des pies, lors d’une enquête sérologique sur la circulation des flavivirus dans le sud de la France.

Une mortalité anormale de merles noirs dans le Haut-Rhin, début août 2015, a mis en alerte le réseau Sagir. Une vingtaine de ces oiseaux ont été retrouvés morts sur la même commune, en une dizaine de jours. Deux d’entre eux ont alors fait l’objet d’un examen histopathologique au laboratoire départemental d’analyses vétérinaires. Ils présentaient une hépatomégalie et une splénomégalie, compatibles avec une infection virale.
Comme des épisodes de mortalités similaires ont été rapportés dans l’avifaune de pays voisins, ces dernières années, notamment en Allemagne, des prélèvements ont été envoyés au laboratoire de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Les analyses par RT-PCR ont alors mis en évidence, chez deux merles, la présence d’un flavivirus. Son séquençage a permis de confirmer qu’il s’agit bien du virus Usutu.
Pour plus d’info aller sur : www.vetitude.fr/usutu| Le 25 septembre 2015


mercredi 6 janvier 2016

SPOL 2015

2015 étant terminé nous vous présentons les premiers résultats de notre SPOL.
L’année a été très riche avec pas moins de 726 captures dont :
  • 488 oiseaux bagués
  • 237 contrôles (qui parfois peuvent concerner le même oiseau et durant la même session)
  • 1 reprise (tué dans le filet avec un très fort soupçon sur un putois)

Les oiseaux bagués sont à mettre dans 2 catégories, ceux étant sur notre liste à étudier et les autres)

  1. Les espèces du SPOL
Mésange charbonnière
77
Rougegorge familier
54
Grive musicienne
20
Merle noir
18
Accenteur mouchet
6
Bruant des roseaux
6
Total
181



  1. Les espèces hors SPOL
Mésange bleue
85

Roitelet triple-bandeau
4
Mésange à longue queue
43

Grimpereau brachydactyle
3
Fauvette à tête noire
30

Pic épeiche
3
Pie-grièche écorcheur
25

Gobemouche gris
3
Rousserolle effarvatte
15

Gobemouche noir
2
Bruant jaune
15

Torcol fourmilier
2
Pouillot véloce
15

Loriot d'Europe
Roitelet huppé
13

Bouvreuil pivoine
2
Mésange nonnette
7

Grosbec casse-noyaux
1
Sittelle torchepot
7

Pic épeichette
1
Troglodyte mignon
7

Hypolaïs ictérine
1
Moineau friquet
6

Rossignol philomèle
1
Pinson des arbres
5

Rougequeue noir
1
Fauvette des jardins
5

Chouette hulotte
1
grimpereau familier
4

total
309

Sur ces 2 tableaux on voit rapidement que ce sont les espèces hors SPOL (29) qui sont les plus capturées, mais cela est tout à fait normal au vu du petit nombre (6) d’espèces concernées par ce SPOL. Parmi celles-ci ce sont surtout les Mésanges charbonnières qui se distinguent. On voit également que le nombre d’Accenteurs mouchets est en très forte régression par rapport aux oiseaux de cette espèce présents historiquement sur le site aussi bien en période de reproduction qu’en hiver. Pour ce qui est du Bruant des roseaux nous ne baguons probablement pas dans des sites appropriés au vu de ceux utilisés par l’espèce (phragmitaies, friches et cultures). Il serait peut-être bien de réfléchir si nous continuons à mettre la pression sur cette espèce ou si nous pourrions mettre en place un programme spécifique comme VOIE. La meilleure période serait alors le mois d’octobre et éventuellement un retour vers l’extrémité nord de la roselière centrale. Pour ce genre de programme supplémentaire il faudra que des nouveaux bagueurs et aide-bagueurs se joignent à nous.

Nombre de captures par filet.

             

Très rapidement on voit quels sont ceux ayant le «  meilleur apport ». Cela concerne un filet entièrement forestier (6) et un filet se trouvant entre une friche et un espace buissonnant (7). Les participants à ce SPOL pensent en grande majorité que le filet 7 serait à déplacer car il est dans un lieu ne correspondant pas véritablement au but recherché soit la capture des 6 espèces faisant partie du SPOL. Il est vrai que le protocole le permet puisqu’il est dit qu’on peut effectuer : d’ éventuels changements de préférence d’habitat entre saisons, et les barrières géographiques qui pourraient contraindre la dispersion des individus (et donc définir des limites de la zone d’étude biologiquement pertinentes)… Cela pourrait également concerner le filet 6 mais à voir où le poser et rester néanmoins dans les limites de la zone à étudier.

L’équipe du SPOL : Arthur, Aurore, Jean Pierre, Lucien (responsable du SPOL), Paul et Stéphane.